Soutenance de thèse de Capucine Guedet

APMS Soutenance de thèse

Le 9 décembre 2025, Capucine Guedet soutiendra sa thèse intitulée "Barrières à l’activité physique chez les personnes vivant avec un diabète de type 1 : influence des technologies de gestion du diabète, des facteurs psychosociaux, de la santé physique et d’une intervention de promotion de l’activité physique"

Doctorante : Capucine Guedet  (Université de Lille, Université de Montréal)

Titre de la thèse : Barrières à l’activité physique chez les personnes vivant avec un diabète de type 1 : influence des technologies de gestion du diabète, des facteurs psychosociaux, de la santé physique et d’une intervention de promotion de l’activité physique

Direction de thèse : Sémah Tagougui (Université de Lille) - Rémy Rabasa-Lhoret (Université de Montréal, Institut de Recherche Clinique de Montréal)

Jury de thèse Florence Baudoux (Santélys, examinateur), Ahmed Jérôme Romain (Professeur, Université de Montréal, examinateur), Eléonore Riesco (Université de Sherbrooke, rapporteur), Camille Vatier (Sorbonne Université, rapporteur), Marie-Evce Mathieu (Université de Montréal, invitée)

Pour assister à la soutenance : le 2 décembre 2025 à 14h30, Faculté des Sport et de l'Education Physique, Chemin du marquage, Liévin 

Résumé : Le diabète de type 1 (DT1) est une maladie auto-immune chronique caractérisée par une hyperglycémie persistante, résultant de la destruction des cellules bêta pancréatiques et d’une absence de sécrétion d’insuline. À ce jour, cette pathologie demeure incurable et nécessite une prise en charge complexe reposant sur l’administration d’insuline, la surveillance glycémique et l’adoption d’un mode de vie sain. Parmi les stratégies non pharmacologiques, la pratique régulière d’une activité physique (AP) constitue un levier majeur pour améliorer le contrôle glycémique et réduire le risque de complications associées au DT1. Cependant, la proportion de personnes vivant avec un DT1 (PvDT1) atteignant les recommandations d’AP reste faible. Cette thèse s’est ainsi intéressée à l’étude des barrières à l’activité physique perçues par les PvDT1 et à leur évolution dans le temps. La première étude a montré que la peur de l’hypoglycémie demeure la principale barrière à l’AP, malgré les avancées technologiques (capteurs de glucose en continu [CGM], pompes à insuline [CSII], systèmes automatisés d’administration d’insuline [AID]). Une plus grande proportion d’utilisateurs de ces technologies percevait la peur de l’hypoglycémie et la peur de perte de contrôle du diabète comme des barrières à l’AP, comparativement aux personnes sous multi-injections sans CGM. Par ailleurs, plusieurs facteurs psychosociaux (sexe, niveau d’éducation, revenu), cliniques (IMC, complications microvasculaires) et comportementaux (épisodes récents d’hypoglycémie sévère, confiance en la gestion des hypoglycémies) se sont révélés être associés à un niveau plus élevé de barrières. La deuxième étude a mis en évidence une diminution des barrières à l’AP au fil du temps, influencée par des facteurs principalement psychosociaux tels qu’une diminution de la détresse liée au diabète, de la stigmatisation, de la dépression ou encore de l’IMC. Enfin, la troisième étude a évalué l’impact d’une intervention de promotion de l’activité physique sur la perception des barrières à l’AP. Les résultats n’ont montré aucune diminution significative des barrières, à court comme à long terme, malgré les 18 heures d’intervention réalisées. Ces travaux contribuent à une meilleure compréhension de la complexité des barrières à l’exercice et soulignent la nécessité de développer des approches plus individualisées et adaptées afin de favoriser l’engagement des PvDT1 dans l’AP.